Ou sur tes maigres doigts sans nul effroi se pose,
Doit vivre moins que toi, que l'Égypte craignait
Et sauva par les soins que son art enseignait.
Mes doigts vivants, à moi, se réduiront en cendre,
Et les tiens garderont leur exquise raideur.
La tombe où promptement il me faudra descendre
Des sépulcres du Nil n'a point la profondeur,
Car la mort est chez nous, ô Reine, sans grandeur.
Reste au moins avec moi durant ma courte vie,
Petite main rigide et que baisait un roi.