Ammon, dieu protecteur! Soleil, divin flambeau,

Qui te couches ainsi que l'on entre au tombeau,

Et qui, chaque matin, dans l'aube solennelle,

Montes, gardien sacré de la vie éternelle,

Parle, et dis par quel crime inconnu, dieu jaloux,

Ta ville sainte a pu mériter ton courroux!

Toi pour qui se dressaient—marchepieds, autels, trônes—

Ses temples merveilleux et ses larges pylônes,

Ses monstrueux piliers dans l'ombre des syrinx,