Un croissant encor faible éclaire la savane

Et dans l’air, qu’alourdit l’odeur d’une liane,

Un large oiseau de nuit frôle les bleus halliers.

Les constellations scintillent par milliers.

Un rayon jaune allume au loin un champ de cannes

Et les sentiers déserts sous l’heure diaphane

Montent vers la fraîcheur des grands bois familiers.

Un chien aboie au loin au fond de la campagne ;

L’aboi d’un autre chien plus proche l’accompagne,

Le vent s’est apaisé dans les feuillages mous.