Bel impossible espoir, frère de la démence !
Et les marins du port ont un rire cruel
Quand le pêcheur revient au jour, sa barque vide,
Mais aucun d’eux ne voit ce qu’il voit sous le ciel
Quand le trésor des mers s’offre à son œil lucide.
Aucun d’eux n’a surpris la Sirène aux bras blancs
Alors que toute nue elle chante aux étoiles,
Aucun d’eux n’a senti le vertige troublant
D’un frénétique espoir gonflant les folles voiles.
Et c’est pourquoi, rivés à leur rêve lointain,