Les hommes, pèlerins en marche vers la mort,

Après des jours d’orgueil, de peine ou de remords,

Passaient tumultueux sur la route infinie.

Ils s’en allaient, troublant le silence des monts,

Comme un vaste troupeau marchant dans la poussière ;

Des souffles haletants soulevaient les poumons

Et de vastes clameurs faisaient trembler la terre.

Dans l’ombre qui tombait des arbres embaumés,

Les hommes confondaient leur croyance et leur doute ;

Les peuples de l’orgueil cheminaient sur la route