L’astre blanc sème ici des lumières de cierges

Et là-bas, sur une eau, des feux de diamants.

Il s’élève admirable entre les fûts dormants

De deux minces palmiers et c’est comme une aurore

Où le chat-huant gris jette son cri sonore.

La nuit claire à présent est reine de l’azur.

L’air est plus lumineux et le parfum plus pur.

Il semble que soudain mille corolles blanches

Parfument les rameaux des immobiles branches.

Les sphinx ont remplacé l’essaim des papillons.