Si tu veux bien, enfant qui n’as pas de famille,
Par la loi de mon cœur tu deviendras ma fille !
VI
Puisqu’avril nous revient, ramenant le beau temps,
Nous irons, par delà les montagnes désertes,
Revoir Pointe-Mulâtre où sont les mangoustans
Et les cerfs roux broutant sur les savanes vertes.
La maison de l’ami sera, par les jours frais,
A l’ombre des manguiers et claire et pacifique ;
Et tout en écoutant les rires des forêts,