Et flotte sur l’azur vaporeux des étangs.

Je vous vois, près de moi, traverser les prairies

Où la liane pend en lumineux hamacs ;

Et vous m’accompagnez jusqu’aux cimes fleuries

D’où descendent les eaux murmurantes des lacs.

C’est pour avoir chéri votre seule pensée

Et pour n’avoir aimé que votre souvenir,

Que j’ai porté dix ans une ivresse insensée

Et que je n’attends rien du puissant avenir.

J’ai dédaigné pour vous, ô fantôme suprême,