Le jour meurt. Des pluviers reviennent deux à deux
Vers l’îlot où la lame a de rauques murmures,
Un nuage a noyé le profil pur des monts ;
Les canots sont rentrés parmi les goémons,
A l’ouest rougit encor la dernière des voiles.
Viens voir pour enchanter ton cœur toujours amer,
Sous l’azur éternel, où naissent les étoiles,
Miroiter les déserts immenses de la mer !
LE POÈME A LA NUIT
La mer phosphorescente étincelle et reluit.