Quand un orage court, te heurte et te chavire,

Le vent du sud te fait chanter comme une lyre.

Lorsque le croissant brille et que la ville dort,

La luciole en toi pose un confetti d’or ;

Et c’est l’heure indolente où vibre en ton feuillage

Le chant de l’andolite[1] et du grillon sauvage.

O compagne odorante, ô fille des forêts,

Grâce à toi, je peux voir la nature de près,

Sans cesse je retrouve en ton jeune feuillage

Le charme et les odeurs d’un lointain paysage ;