Il faut que ta pensée, ô poète, soit mûre,
Pour que dans un beau vers, son moule et sa parure,
Elle dure longtemps et se conserve pure.
AU COLIBRI
Colibri, tous les bois fleuris sont en liesse ;
Et pourtant, tu reviens au jardin de Roseau
Apporter à mes fleurs ta frôleuse caresse,
Ah ! de quel paradis sors-tu, charmant oiseau ?
LE MIEL
De même que le vin évoque un coteau bleu,