Oui, je suis groggy. L’amour, la bagarre, les chutes dans les cages d’ascenseur, au fond, ça délabre. J’éteins.

Avant de sombrer, je parodie un peu Turenne.

« Repose-toi, carcasse, murmuré-je. Et n’aie pas les chocottes, si tu savais où je vais t’emmener promener tout à l’heure, tu les aurais à zéro. »

CHAPITRE IX

« Je rends mes billes »

Le grésillement du téléphone. J’ouvre les yeux. A travers les stores filtre un beau soleil des familles.

Je bigle ma montre avant de décrocher. Elle annonce huit heures.

Ça n’est pas une heure pour rendre visite à un honnête citoyen. A moins que les visiteurs ne soient des bourdilles. Qui sait, peut-être Grane n’a-t-il pas tenu parole ? Peut-être m’a-t-il laissé choir comme une vieille chaussette hors d’usage ?

Ce serait farce si je me tapais dix berges de mitard pour l’assassinat de Seruti.

Je décroche. Le portier de jour qui parle un solide français me dit :