— Quel intérêt a l’assassin de tuer vos messagères ?
— Il leur prend la camelote.
— Donc, c’est par cupidité qu’il agit… Pourquoi signer ce meurtre : le Français ?
— Afin de juguler la police.
— Je ne pige pas.
— Ces billets ont été rédigés par moi, donc cela me mêle à l’affaire. Or, je ne tiens pas à être mêlé à une affaire de meurtres directement branchée sur une affaire de stupéfiants que je dirige.
— La police sait que les billets sont de vous ?
— Oui, la police d’ici, c’est-à-dire celle que je peux museler. Il m’a été du reste facile de me disculper. D’autant plus facile que je dînais en compagnie du chef de la police l’un des soirs où l’on tuait une de mes filles. Seulement, si le F.B.I. s’en mêle, cela deviendra plus délicat. Le F.B.I. trouverait à coup sûr l’assassin, mais, du même coup, mettrait à jour cette affaire d’opium. Comme je ne veux pas qu’on parle de l’affaire, j’ai intérêt à ce que l’assassin ne soit pas identifié. Du moins, pas par la police.
— Votre rêve serait de le trouver vous-même ?
— Voilà !