Mais il faut que je gagne du temps.
— D’accord, je suis à votre disposition.
— A la bonne heure ! Donnez-moi votre passeport. Je lui tends le carnet demandé. Il le glisse dans un tiroir.
— Votre revolver, je l’ai déjà, votre argent aussi. Vous voici donc sans papiers, désarmé, désargenté. Pas moyen de faire grand-chose ici dans de telles conditions. De plus, vous aurez deux collaborateurs. Il fait signe à deux hommes.
— Voici Dick et Jo. Dick parle un peu de français. Vous vous entendrez très bien. Je vous prie également de ne rien tenter sur leur personne, car il vous en cuirait… N’oubliez pas que vous êtes l’assassin de Seruti. Son collaborateur, que vous avez quelque peu malmené est prêt à témoigner que vous l’avez descendu. Donc, une fausse manœuvre et je vous fais passer à la chambre à gaz, aussi vrai que je m’appelle Maresco !
Il a tout prévu, le Rital. Pour un fortiche, c’est un fortiche !
— A propos de Seruti, dis-je, que s’est-il passé avec la souris morte soi-disant dans son taxiphone ?
— Elle a été assassinée dans son bureau pendant son absence. Ça la fichait mal. Alors, après la fermeture de l’établissement, il l’a installée dans la cabine.
— C’est ce que je pensais. Dites voir, la huitième môme est de vous. Non ?
— Non, de lui. Seruti a fait du zèle. Lorsque vous lui avez dit qu’une fille brune du salon de danse voisin vous avait fait certaines confidences, il a eu peur. Il m’a téléphoné, mais je n’étais pas chez moi, ce soir-là. Alors, il s’est occupé de ça tout seul.