Tandis que je parle, je vois stopper en bas une voiture de la police. Trois hommes en descendent, parmi lesquels je distingue aisément Grane. Les deux autres sont en uniforme. Ils tiennent quelque chose sous leur bras et ce quelque chose ressemble davantage à une Sten qu’à un parapluie. Drôle d’ustensile pour aller expliquer quelque chose à quelqu’un.
— Ça urge ! Dis-je. Il faut que vous veniez immédiatement à l’adresse que je vais vous indiquer. Prenez la voiture officielle. C’est une question de vie ou de mort.
Je lui file l’adresse de Cecilia et je prends congé rapidos lorsqu’il m’a donné l’assurance qu’il s’annonçait illico.
Le c… de tout ça, c’est que je suis à oilpé. Je ne peux pas me tirer dans cette tenue.
Vite, je saute dans mon bénard, dans ma chemise. J’enfile mes targettes, ma veste.
Je me précipite à la porte.
Trop tard ! J’entends stopper l’ascenseur.
Un triple bruit de pas résonne sur le sol du couloir. Un coup de sonnette… Le silence s’établit.