Je l’accompagne jusqu’à l’entrée. Là, le hall forme comme une équerre.

Il y a une seconde partie se terminant en cul-de-sac. Au fond de ce cul-de-sac se trouvent deux cabines téléphoniques. Entre l’entrée et les cabines, le vestiaire, puis les toilettes.

En somme, le gars était peinard pour étrangler la gonzesse, car les cabines sont en partie masquées par le vestiaire.

— Personne n’a vu la fille se diriger vers le téléphone ?

— La préposée du vestiaire. Mais elle ne sait pas si les gens qui passent devant elle se rendent au téléphone ou aux toilettes.

— Évidemment !

Je vois un écriteau sur la porte des toilettes : ladies.

— Les toilettes réservées aux hommes ne sont pas ici ?

— Non, dans l’autre partie du hall.

— Et la fille du vestiaire n’a pas remarqué d’homme de ce côté ? Cela doit pourtant attirer son attention. Peu de mâles doivent croiser dans le secteur réservé aux femmes.