Je passe mon bras sur son épaule et je l’attire contre moi. Sa bouche a une consistance qui me plaît. Pas trop ferme et pas molle, pourtant. Elle est fraîche ! Ça vaut tous les dentifrices à la chlorophylle que vous pouvez imaginer !

Sa langue est agile. Bref, tout ce qui est utile en société, elle le possède.

Vous n’auriez pas achevé de lire votre horoscope sur votre hebdomadaire habituel que ce que les vieilles tordues appellent « l’irréparable » est déjà accompli.

On est en route pour le septième ciel, Cecilia et moi. Et de la façon dont nous nous démenons, nous n’allons pas tarder à y parvenir !

Je vous le dis, on fait la pige aux ascenseurs express ! Le terminus est un éblouissement !

CHAPITRE VII

« Ça sent la poudre ! »

Cecilia n’est peut-être pas la championne du mimi mouillé, mais elle a pour l’amour des dispositions surnaturelles. Je lui fais mon grand jeu : la torpille nippone, le bouquet de violettes, le frisson papou. Elle fait un cirque du tonnerre. Ses cris sont si perçants qu’à un moment donné je monte l’amplificateur du poste.

Lorsque je la laisse choir, elle est aussi flasque qu’une douzaine de limandes.

Vous parlez d’une séance !.. Si jamais je signe pour une tournée à travers l’Europe, ne manquez pas de retenir votre jeton huit jours à l’avance, ça vaut le coup d’œil !