Un super-champion !

Cette mort et mon plongeon dans l’ascenseur sont du même tonneau. La pauvre môme a bien été butée à cause du Français, mais, le Français en question, c’est bibi. Le boy-scout de Grane n’a pas été à la hauteur.

Je jette le canard car, ici, ils sont tellement mahousses, les baveux, que vous ne pouvez pas les cloquer dans votre poche.

Puis j’entre au Cyro’s.

Maintenant, les lieux me sont familiers. Je fends la foule des danseurs, contourne l’estrade de l’orchestre et pousse la porte du couloir.

Un escogriffe du type argentin, vert comme une olive, avec des rouflaquettes en pointe, s’interpose.

— Seruti, please ! Fais-je sèchement.

Ça ne lui suffit pas, il fait des magnes. Il me barre le couloir en mettant ses ailerons en croix. C’est une fâcheuse idée pour sa gonfle. Un type dont les bras sont écartés appelle pour ainsi dire le crochet du droit à la mâchoire. Je lui mets tout le paquet. Ça fait comme lorsqu’on lâche un sac de noix. Ses chailles jouent la danse macabre. Quant à lui, il se répand sur le tapis.

Je pousse une lourde, la première venue. Elle donne sur un réduit dans lequel sont entreposés des instruments de musique.

Je traîne ma victime par le collet dans ce coinceteau et je lui plonge la tirelire dans une grosse caisse crevée.