Hélène s'était levée et se tenait debout derrière moi. Je voyais luire ses yeux de chatte dans l'ombre.
— Tu vois, lui ai-je dit, il y a des gosses qui naissent pendant que le docteur Thiard cuve son vin.
— Que vas-tu faire ?
— Tâcher de le réveiller.
— Je t'accompagne.
Nous nous sommes vêtus rapidement.
— Sais-tu qui est ce monsieur Maurois ? m'a-t-elle demandé.
— Il me semble que c'est le nom d'un fabricant de mousseux de la région.
Le secrétaire était un grand garçon maigre et soigné, au regard bref. En quelques mots, je lui ai révélé le vice du vieux médecin.
— Il faut absolument que nous le dessaoulions, ai-je conclu, et, pour cela, il convient de pouvoir pénétrer chez lui.