Je devrais sortir mon pétard et lui faire sauter le bocal, mais je n’essaie même pas, car je sais que tout mouvement m’est interdit.
Je ne peux plus… Je ne…
Oh ! nom de Dieu, voilà que ça tourne… La gonzesse chavire… Elle va se casser la gueule, ma parole…
Je… Adieu les potes !
CHAPITRE IX
IL VAUT MIEUX AVOIR UN PORTEFEUILLE SUR SON CŒUR, PLUTÔT QU’UNE SOURIS !
Lorsque vous prenez le métro sur la ligne de Vincennes, vous êtes brusquement déconcerté en arrivant à la station Bastille de revoir le jour. Vous vous apercevez brusquement que cette habitude de nuit que vous croyiez avoir prise n’était qu’une fausse habitude. Vous vous épanouissez à la lumière du soleil comme une fleur (même si vous avez la plus splendide tranche de tocasson qui se soit baladée au sommet d’un cou d’homme) et vous vous sentez dégagé d’une vague d’angoisse. Puis, la station franchie, le métro, comme un monstrueux lézard fracassant, replonge dans son terrier.
C’est un phénomène de ce genre qui se produit pour ma hure. Avec la différence qu’il y a une foule de stations Bastille et qu’elles se succèdent à tout berzingue. Ce qui donne des pointillés jour-nuit, nuit-jour…
Puis ça se tasse, au lieu de réintégrer la nuit, je m’installe dans le jour.
J’essaie de respirer et je m’aperçois que c’est du domaine des choses possibles.