J’aime les enseignes au néon, la nuit, car, neuf fois sur dix, elles signalent un bar ouvert.
C’est bien d’une boîte qu’il s’agit. Ça s’appelle « Evasion ».
J’y pénètre… C’est plein d’une foule cosmopolite là-dedans.
Je torche un double whisky au bar et je me hâte de faire la valise. S’il y a des coins que j’abomine, c’est bien ceux-ci.
Le mieux est de retourner à mon hôtel.
En marchant, j’écoute mon pas ; mon pas, c’est un copain à moi, un vrai personnage qui me parle et qui ne me dit jamais que des choses très sensées.
En ce moment il me dit :
— Pourquoi la standardiste t’a-t-elle affirmé qu’aucune Mme Fouex n’est jamais venue dans l’hôtel ? Peut-être le détective l’a-t-il affranchie et est-ce lui qui a passé cette consigne… Oui, après tout, c’est possible.
Je traverse le hall, grimpe l’escalier et me retrouve dans ma chambre.
Ladite piaule est presque luxueuse, seulement elle est tapissée avec un papier à fleurs qui donnerait des cauchemars à un zombi.