— De quelle affaire s’agit-il ?

Je prends le mors aux dents.

— Dites-moi, je grommelle, vous ne voulez pas que je vous raconte ma vie, pendant que nous y sommes ? Si vous ne voulez pas répondre à mes questions, je vais en référer à mes supérieurs, lesquels s’expliqueront avec les vôtres…

J’envoie mon chapeau derrière ma calbombe d’une pichenette, comme on fait dans les films américains et je me dirige vers la lourde.

Mon attitude ferme a raison de la leur.

— Excusez-moi, murmure sèchement le grand rouquin en rajustant ses lunettes.

Il s’excuse simplement pour me calmer, mais on devine qu’il le fait à contrecœur. Sur ces entrefaites, une porte s’ouvre et un type paraît. Les deux mecs rectifient la position car il s’agit d’une huile.

Le gars me regarde et pose une question en ricain. Le lieutenant lui répond.

L’autre a alors un bon sourire à mon intention et s’avance vers moi.

— Johnson, attaché d’ambassade, dit-il.