— Oui, font les toubibs.

— Il n’a pas parlé ?

— Non…

— Vous comptez lui appliquer un traitement actif pour essayer de lui rendre momentanément sa connaissance ?

— Tout est prêt, dit le second toubib, celui qui a nom Rosenthal.

Il croit bon de m’expliquer :

— C’est un procédé non encore vulgarisé. Je l’ai vu tenter avec un succès relatif en Suède. Il visait à la guérison du patient, mais mes confrères scandinaves n’ont obtenu qu’une amélioration passagère ; très marquée, mais passagère…

— C’est tout ce que je demande, fais-je cyniquement… Allez-y…

Et je me recule dans le fond de la salle.

Les deux toubibs se penchent au-dessus d’une petite table et tripotent des flacons, des ampoules, des seringues.