C’est un gars trapu, brun avec des cheveux frisés sur un large front. Il ressemble vaguement à un taureau.

Ses yeux sont vifs et il a un accent qui sent l’ail, comme de juste.

— Qu’est-ce que vous venez fiche ici ? demande-t-il…

— Jouer aux devinettes, je réponds.

— Ah oui ! Et on peut vous donner un coup de main, collègue ?

— Peut-être, conviens-je. Je suis ici pour retrouver une femme dont le nom commence par BLA et qui connaît cet homme.

J’exhibe la photo de Cluny.

Pellegrini — c’est le nom de mon copain — regarde l’image.

La photographie est impeccable. Les mecs du labo ont redonné à ce visage mort toutes les expressions de la vie et n’importe qui s’y laisserait prendre. N’importe qui, mais pas un homme expérimenté comme Pellegrini.

— Hé, dites, murmure-t-il, il m’a l’air un peu mort, votre bonhomme…