Il y a que je sais qui m’observait depuis la fenêtre d’en face… C’était la fille Bunks, la belle, la blonde Christia Bunks.
— Rien, je murmure ; il n’y a rien du tout, ne vous bilez pas, mon chou !
Bon. La bande des nazis est dans le coup… L’homme à la bombe russe était des leurs… Ils ont su qu’avant de mourir il a parlé… Ils ont su que je me suis embarqué pour Cannes afin d’y chercher une fille dont le nom commence par BLA.
Comment ont-ils pu savoir ça ? Mystère et boule de gomme. Mais en regardant les choses sur place, je sais que je pourrai le découvrir… Bien, bien, bien, ça commence à remuer… Comme la vermine sur un cadavre.
Et j’aime quand ça remue !
La femme de Pellegrini doit se laisser gagner par l’inquiétude.
— J’ai peur, avoue-t-elle…
Je dois avouer que cette ronde des heures, ce silence ambiant, coupé de temps à autre par une sonnerie d’appel lointaine, ou par un gémissement semblant sourdre des murs porte sur le système nerveux…
— Allons donc, dis-je en m’avançant vers son lit… Peur de quoi, ma petite bonne femme ? Je suis là, non ?
Je brandis mon revolver…