— C’est pourtant bien simple : vous l’avez rendu aux siens… Ils l’ont inhumé, c’est en général ce qu’on fait des cadavres…
— Je ne comprends toujours pas, dis-je…
— A quoi vous sert de tant penser, alors ? Voyons, commissaire, c’est par nos soins que vous avez su qu’il existait à la morgue d’Orléans un homme pouvant correspondre au signalement du mort que vous cherchiez. Ce mort était Karl Bunks…
Je dois me mettre à baver… La surprise suinte aux commissures de mes lèvres.
Ainsi, c’est bien Bunks que j’ai coltiné chez son vieux, en me donnant un mal de chien pour le faire ressembler à l’autre, au Dimitri !
— Vous êtes très fort ! fais-je. Et moi, j’ai tout du tordu, de l’idiot de la noce…
— Pas d’autocritique… Vous avez été très bien, commissaire. Et la preuve, c’est que, tout seul, vous avez compris ce qui se passait.
— Pourquoi tant de giries, puisque Christia jouait vos cartes ?
— Elle jouait nos cartes à son profit, c’était une ambitieuse…
— Si j’avais su…