— Chapeau bas, murmure-t-il, admirateur.
— C’est le cas de le dire, boss !
Je suis dans mon lit, et j’en écrase comme un loir.
Je rêve que je suis embauché aux Folies-Bergère pour faire des trucs en ombres chinoises à la vedette du spectacle… Nous sommes derrière un écran en verre dépoli, un projecteur nous biche en pleine poire. Je soulève la plume d’autruche qui l’habille et je commence l’exercice lorsqu’une sonnerie retentit. Cette sonnerie veut dire : en scène ! Bon Dieu ! mais j’y suis, en scène !
La sonnerie continue, lancinante.
Merde à la fin ! Il devient dingue, le régisseur, ou quoi ?
C’est à ce moment que je me réveille et que je comprends que cette sonnerie insistante est, en réalité, celle du téléphone.
Fulminant, je me dirige vers l’appareil, le crâne rempli des cloches du sommeil.
Illico j’identifie la voix : c’est celle du patron.
— Je suis heureux de vous joindre, dit-il…