Il est sidéré. Comme réponse il estime qu’un haussement d’épaules peut convenir. Notre tête-à-tête s’éternise.

Soudain il flanque sa fourchette sur la table et repousse son auge.

— J’aime pas ces histoires ! grogne-t-il. Avec moi faut y aller franco, qu’est-ce qui ne va pas, marchez devant, je vous esgourde en grand…

Cette fois il me paraît mûr.

— Je voudrais que tu m’affranchisses sur un ancien pote à toi.

— J’ai pas l’habitude de m’affaler…

— Qu’est-ce qui te parle de ça ? Il s’agit d’un mort…

— Comment ça, d’un mort ?

— Me dis pas que tu ignores ce que c’est qu’un macchabée, t’en as fabriqué assez comme ça pour pouvoir te faire une opinion…

— Quel mort ?