Je m’adosse à la porte.

« Voyons, me dis-je… Supposons qu’Édith ait été dans le coup avec Stumer, supposons qu’elle ait caché les documents dans sa gaine… Supposons qu’elle les ait sur elle lorsque je l’ai amenée ici… Lorsque je lui ai parlé, elle s’est dit que ça sentait mauvais. Après mon départ, elle a compris que je finirai par la fouiller et par découvrir la cachette.

« Cela représentait la faillite pour elle.

« Alors une idée lui vient : planquer les papelards. Puisque que Stumer est mort (elle le croit mort puisque je lui ai dit), elle pourra jouer l’innocente ingénue jusqu’au bout…

« Pas un bruit dans la maison, elle est seule.

« Elle découd sa gaine avec ses ongles, elle prend les documents et…

« Elle ne peut pas les brûler. Elle ne peut pas les avaler non plus, il y en a trop épais ! Il lui reste la ressource de les cacher. Seulement les cacher où ? Elle est enchaînée au montant de son lit de cuivre.

« Sous le matelas ? Allons donc, ça n’est pas une planque, ça ! On trouvera illico les papiers… »

Je vais au lit, à la tête il y a deux boules de cuivre… Ces boules terminent les montants qui sont des tubes de fer…

— M’man ! criai-je à la cantonade, tu veux me monter la lampe électrique de poche, please!