— Un terrible, il vous bousille son homme sans broncher, son reclassement après guerre posera un problème.
— Nous n’en sommes pas encore là…
Je fais signe à Jules de me rejoindre.
— Écoute, petit gars, je lui dis, j’ai besoin de produire un, mettons un choc psychologique, sur la souris qui est là. Il faut absolument qu’elle me donne un renseignement important. Puisque tu dois liquider l’Allemand, j’aimerais que tu le fasses avec certains raffinements qui donneront à réfléchir à la donzelle, compris ?
— Laissez-moi manœuvrer, patron.
Il va chercher une carafe d’eau et la vide sur le visage de l’Allemand.
Ce dernier toussote et se réveille. Jules l’assied sur la banquette. J’en fais autant de la môme Gertrude.
— Vous avez fait bon voyage, ma chérie ? je lui demande.
Elle pince les lèvres et son regard flamboie.
— Voilà le programme des réjouissances, je fais. Un avion partira ce soir pour Londres. Vous serez peut-être à bord ; si vous y êtes, vous serez en arrivant là-bas internée en forteresse jusqu’à la fin des hostilités.