— Il y a beaucoup de prisonniers dans votre cirque ?
— Une centaine, mais qui se renouvellent sans cesse, car ça n’est pas à proprement parler une prison, mais un lieu d’interrogatoire.
— Je suppose que ces interrogatoires sont — comment dirais-je ? — très poussés…
— Hélas !
— Il doit y avoir un déchet considérable.
— Mettez une moyenne quotidienne de douze morts et vous serez encore au-dessous de la vérité…
— Ces morts, on les évacue bien, non ? Ils ne les enterrent pas dans la cour de l’immeuble ?
— Évidemment.
— Qui se charge d’eux ?
— L’institut médico-légal. La fourgonnette vient tous les soirs chercher les malheureuses victimes de la journée.