Machinalement il rectifie la position et ses moustaches se mettent à palpiter comme si elles allaient s’envoler.

— Nous avons besoin de vous, et nous savons que nous pouvons compter sur vous. En deux mots voici ce dont il retourne : ce soir, tout à l’heure, c’est mon camarade et moi qui allons prendre la place des zèbres qui vont à la Gestapo ramasser les pauvres types zigouillés dans la journée.

Il nous regarde sans comprendre et murmure :

— Non ?

— Si, reprends-je. Vous allez nous mettre en contact avec les gars chargés de la corvée, vu ?

— Oui…

— Peut-on se fier à eux ?

— Je ne sais pas…

— Ils sont ici ?

— Oui.