— Leur contenu est donc si important ?
— Il l’est formidablement, affirme le Polonais.
Des larmes brillent dans son regard. Il a les mâchoires serrées et ses maxillaires saillent étrangement sous la peau râpeuse des joues.
— Je dois faire sauter ces wagons, répète-t-il avec son accent guttural.
Il ajoute :
— Je mourrai aussi, mais ils sauteront, puisque je suis seul à pouvoir exécuter les ordres.
— Vous avez ce qu’il faut ? dis-je en désignant la petite valise.
— Oui.
— On pourrait faire ça à deux, proposé-je.
Il me regarde d’un air indécis.