— Qu'est-ce qui te fait croire que ça pourrait être pour toi ?
Elle mit tant de candeur dans cette dernière question que Maurice renonça à se fâcher.
— Passons, fit-il. Outre son physique, je lui reproche également de saboter le travail dont il se charge.
— Ah oui ? sursauta Barbara qui fit aussitôt un rapprochement entre les réflexions de Maurice et les espèces de scrupules que Jango avait semblé manifester.
— Voilà un bonhomme, expliqua Maurice, que je vais trouver pour qu'il fasse de moi un héritier. Pour que j'hérite de mon oncle, quelle est la condition essentielle ?
— Qu'il soit mort.
— Bravo ! Puisque tu as un esprit de déduction aussi poussé, tu vas peut-être pouvoir me dire quelle preuve on peut fournir de la mort d'un homme.
Barbara ne comprit pas. Elle haussa ses sourcils en manière d'interrogation.
— Sans doute m'exprimé-je mal, poursuivit Maurice en riant méchamment. Je veux dire que sans la dépouille d'un homme, on ne peut pas prouver que celui-ci soit claqué. Tu saisis ? Ton Jango à la noix a lessivé le juteux, d'accord ; seulement il vient me dire, la bouche en cœur, qu'il a anéanti le corps. Alors là, je proteste, parce que pas de cadavre, pas de décès reconnu, donc pas d'héritage, tu piges ?
Barbara fit signe qu'elle comprenait.