— Oui, eh bien, tu vas voir quelque chose.
Jango fixa une fois de plus le ruban à sa boutonnière. Bonne-maman fit un pas en arrière pour le considérer.
— Ça ne te va pas mal.
— Comment, bégaya Jango, tu ne t'aperçois de rien !
— Je ne comprends pas…
Il se précipita sur le miroir fixé au-dessus de l'évier. Il s'y trouva nez à nez avec le personnage attentif et sévère dont il avait fait la connaissance dans les waters du train.
— Enfin quoi ! Ce n'est plus moi…
Bonne-maman fut sérieusement alarmée.
— Jango ! Tu es malade, mon petit…
Jango haussa les épaules et appela Zizi. Au sursaut qu'eut le gamin en entrant, il sut qu'il était bien dans les apparences qu'il supposait.