— Doux Jésus ! se lamenta la servante. Ce pauvre monsieur doit être mort !
Le visage de Maurice se décomposa. Deux larmes salèrent ses joues.
Sainte-Thérèse, bien qu'elle eût été — à son vif regret — empêchée de la matrice, ressentit entre estomac et pubis un picotement maternel. Elle surmonta sa propre douleur pour consoler le neveu vénéneux.
— Allons, allons, fit-elle en lui prenant les mains. Ayons confiance en la toute-puissance du Seigneur.
Maurice la repoussa du coude.
— Laissez-moi donc tranquille, gémit-il, j'ai envie de dégueuler…
Sainte-Thérèse retourna à ses sanglots, à la fois vexée et outrée de constater que Maurice pleurait en un pareil moment pour une douleur d'entrailles.
— C'est pas des façons de boire tant d'alcool, murmura-t-elle. Si ce pauvre monsieur était là…
La pensée qu'en effet son oncle n'y était pas, et qu'il n'y serait pas avant le Jugement dernier, soulagea Maurice.
— J'ai bu parce que je me caille les sangs, expliqua-t-il en geignant. Au lieu de marmonner, vous feriez mieux d'aller me préparer une infusion.