— Ce qui ne serait pas prudent ce serait de conserver ce véhicule dans les parages. N’oublie pas que c’est celui de Bourgeois, or Bourgeois doit déjà être identifié…
Sans en écouter davantage je me trisse.
J’enfile deux ou trois rues et je parviens à une place.
À ce moment un coup de sifflet retentit. Une voix gutturale crie :
— Halte !
Je regarde attentivement et j’aperçois deux soldats allemands qui s’approchent à pas rapides.
— Papirs !
— Voilà ! dis-je.
Je mets la main à ma poche intérieure tandis que l’un des sulfatés me braque le faisceau d’une torche électrique dans les mirettes et que l’autre passe le museau de sa mitraillette par l’ouverture de la portière.
Prompto je tire mon automatique et je mets du plomb dans le buffet de l’Allemand à la lampe.