Je carillonne pendant un bout de temps. Enfin la mère Tapedur s’annonce dans un peignoir de pilou rouge. Elle a autant de hanches qu’une jument berrichonne, avec un quintal de roploplos sur le devant, complètement livrés à eux-mêmes.

Elle essaie de me faire du charme, de me vamper ; pour cela, elle veille à ce que le haut de son corsage bâille comme un crocodile occupé à lire un roman de Mauriac. Ce que je découvre alors entre les pans du peignoir ferait reculer un bataillon de légionnaires ivres.

Histoire de lui faire comprendre que je suis réfractaire à ses charmes, je lui dis :

— Avant toute chose, fermez ce peignoir, chère madame, ou bien vos machicoulis vont s’écrouler sur le parquet.

Elle est vexée. D’un revers de main elle rappelle à l’ordre son râtelier, lequel cherche à recouvrer son autonomie.

— Voyons, lui dis-je, pendant mon absence, que s’est-il passé ?

Elle reprend son souffle qui lui aussi se barrait. Décidément, si elle n’y prend point garde, elle va se morceler comme un puzzle.

— Sitôt après votre départ on a appelé le monsieur au téléphone.

— Vous saviez son nom ?

— Il s’appelle Maubourg…