Le raisonnement est la plus belle conquête de l’homme, après le cheval et le steak pommes-frites ; alors raisonnons.
Il y a sous le ciel de cette nuit étoilée un petit futé avec lequel je voudrais avoir une conversation, c’est le champion des téléphones toutes catégories.
Voilà une crème de nénuphar qui tire les ficelles à sa guise depuis un moment. Et moi, les types qui tirent les ficelles à leur guise, j’ai toujours envie de les faire passer par le trou des lavabos. C’est maladif ! Tout petit déjà j’étais comme ça et quand on jouait à la guerre, c’est moi qui faisais Napoléon.
Le mystérieux téléphoniste ordonne au couple Héléna-Maubourg de cesser ses travaux sur l’insémination et de le rejoindre. Il s’appelle Schwartz, c’est toujours ça de glané. Le rejoindre où ? À Louveciennes ? C’est probable… Mais Schwartz n’y va pas, lui, à Louveciennes, du moins pas tout de suite. Il s’occupe de moi. Il m’envoie sur les lieux du crime. Pendant que j’y vais, on kidnappe le professeur Stevens ; je fonce chez le vieil English, les gars en profitent pour faire disparaître le cadavre d’Héléna. À quoi bon puisque je l’avais vu ?
Conclusion, les types voulaient :
a) Que je sois hors de Paris pendant qu’on embarquait le père-la-torpille ;
b) Que je voie le cadavre ;
c) Qu’on ne le retrouve pas…
Toutes ces choses paradoxales se sont déroulées en moins de deux heures.
On frappe, le chef dit : « Entrez. »