— Merci. Alors, quels sont vos projets ?
Je réfléchis à toute allure.
— Eh bien, filer à Rome afin de me débarrasser du petit colibard que vous savez, et ensuite recommencer la lutte. À quelle heure y a-t-il un train ?
Il regarde sa montre.
— Dans une heure.
— Parfait.
Le consul hésite puis il me propose soudain :
— Voulez-vous que nous y allions en voiture ? J’ai une Talbot très honnête et un chauffeur à la page, en quatre heures nous y serions.
Je me mords la lèvre inférieure.
— C’est très gentil à vous, dis-je (comme le font les personnages des romanciers anglais), mais je ne voudrais pas qu’il vous arrive quelque chose… Nous n’avons pas affaire à des enfants de troupe et ces crapules vont tenter l’impossible pour récupérer les plans si ça leur paraît faisable.