Ils ont répondu avec un ensemble parfait.
— C’est cependant très simple.
Je frappe pour avertir les gardes. L’un d’eux fait coulisser la vitre.
— À l’hôpital, ordonné-je.
Le moment est venu de discuter sérieusement. Je dévoile mes batteries à mes collègues de la Sûreté.
— Vous allez annoncer à la presse que le gang des espions a essayé de buter le jardinier. Vous m’entendez : a essayé. Vous ajouterez qu’ils ne l’ont pas eu complètement et que, bien qu’il ne puisse parler tout de suite, les jours du bonhomme ne sont pas en danger. Nos gaillards auront la frousse.
— Vous en êtes certain ? interroge Baudron.
— Dame, réfléchissez un peu : s’ils l’ont abattu, c’est qu’ils le jugeaient dangereux pour leur sécurité.
— En effet.
Je continue :