Un grand caïd hausse les épaules.
— Il faut attendre Früger. Il veut dire deux mots à ce flic du diable.
Enfin, je vais voir le fameux espion. Tout me porte à croire, hélas, qu’on ne me laissera pas le loisir de discuter avec lui du traité des Pyrénées.
Je me mets à mon aise et j’attends.
*
On sonne à la porte.
— Le voilà, murmure Elsa.
Elle va ouvrir et revient aussitôt après, flanquée d’un homme entre deux âges, grand et élégant, qui a des yeux très clairs et l’air très courtois.
Il s’incline en m’apercevant.
— Heureux de vous connaître, commissaire. On peut dire que vous nous avez donné beaucoup de mal. Depuis votre arrivée à Marseille, notre petite organisation a vécu des heures mouvementées.