— On est bien, dis-je à Julia.

Elle ne trouve pas ma phrase trop toquarde et me regarde d’un air chaviré.

— C’est pour moi que vous êtes venu, darling ?

— Oui, ma chouquette.

— Pour moi toute seule ?

— Parole d’homme.

— Oh ! murmure-t-elle, c’est merveilleux, chéri, tout à fait merveilleux.

Comme ses lèvres ne sont pas trop éloignées des miennes, je calcule la distance qui les sépare. Et je m’aperçois qu’il suffirait que j’incline légèrement la tête pour que cette distance-là n’existe plus. Julia fait un bout du chemin à ma rencontre.

*

Le soir tombe sur la mer, il s’y couche plutôt comme une chatte heureuse sur un coussin de soie bleue…