— J’ai l’courrier…
— Ah ! oui, j’avais oublié…
Elle pénètre dans sa tanière et ressort avec une enveloppe jaune et une carte postale.
L’enveloppe jaune est celle des Postaux… Je l’ouvre. Elle contient le second talon d’un chèque de un million cent dix mille francs établi au nom du possesseur du compte, c’est-à-dire de Ludovic Balmin. Et une fiche jointe donne la nouvelle position du compte ; celle-ci est de cent vingt francs.
Voilà qui est étrange. Cela ressemble moins à une note payée qu’à un retrait total des espèces en compte… Jusqu’ici il était question d’un chèque d’une brique, et non d’un million cent dix !
La carte postale montre l’église de Goussenville. Au verso quelques lignes disent :
« Le temps me dure affreusement. Fais vite. Ton : Jo . »
Elle est postée du vendredi.
Donc, le vendredi, Jo était encore dans la propriété du doc…
La grosse pochetée a dû lire la cartouze, car elle ne sourcille pas.