Jo, la gosse d’amour, vient ouvrir, la croupe onduleuse. Elle s’est fardée, la chérie ! Elle n’a pas pu résister… Sa peau est fraîche… Elle porte son éternel pantalon violet, son foulard jaune…
— Oh ! bonjour, cher monsieur le commissaire. Quel bon vent ?
Je lui donne une petite tape sur la joue.
— Je passais, dis-je platement, alors je n’ai pu résister à venir vous voir, mon petit bonhomme.
— C’est gentil, entrez.
Je pénètre dans la strass.
Cette fois, je choisis la bergère du salon dont les pieds m’inspirent davantage confiance.
— Jo, attaqué-je, vous connaissez Isabelle Bougeon ?
Un battement de cils, un quart de poil d’hésitation.
— Bien sûr, répond-il avec vivacité, j’ai même passé quelques jours chez elle, récemment.