De même pour le briquet… Il ne lui appartient pas ! Étant donné qu’il admet fort bien avoir passé plusieurs jours chez Isabelle, il n’y avait aucune raison pour qu’il affecte de ne pas reconnaître le briquet…
Je stoppe devant le magasin toujours fermé de Balmin.
La première personne que je découvre, embusquée derrière un journal, c’est le gros Chardon, bouffant des cacahuètes…
Je sors le briquet de ma poche et je fous le feu à son journal ; il le lâche vivement et pousse un juron. Puis, voyant qu’il s’agit de moi, il me fait un sourire jaune. De toute évidence il me garde rancune pour la sortie que j’ai faite à Muller.
Autour de lui il y a un tapis de coques de cacahuètes…
— Tu les fais venir directement d’Afrique ? je demande, par bateaux, non ?
Il sourit…
— Que voulez-vous, j’aime ça…
— Rien à signaler ?
— Rien… L’oiseau est toujours au nid…