Je prends le vent, incertain, puis j’opte pour la rue Chaptal… C’est décidément la rue des Macchabées, avec ce voisinage du Grand Guignol où, chaque soir, le sang coule à flot !
Je commence par rendre une petite visite à la voisine de feu Parieux, la vieille fille.
Elle mijote dans une odeur de cacao et de vieux calendrier.
Elle pousse un petit cri de souris épouvantée en me voyant.
— Ouuuu, glapit-elle, le policier…
— Eh bien ! Eh bien ! dis-je en entrant, ne croirait-on pas que vous avez peur de la police, chère mademoiselle…
— Je n’ai pas peur de la police, mais des hommes, minaude cette vieille tordue desséchée…
Je la regarde éloquemment…
Pour s’en prendre à sa vertu, faudrait se munir d’un pic pneumatique, moi je vous le dis !
— Allons, allons, chère demoiselle, les hommes ne sont pas tous des butors. Il existe aussi des gentlemen…