Car une bouffée âcre me fouette le tarin lorsque j’ouvre la lourde… Cela pue affreusement…
Je donne la lumière et j’examine l’étroit local. Il y a un vache bric-à-brac dans le coin… Des pare-feux en fer forgé ; un cheval de bois ; des costumes d’époque moisis… Des trucs en cuivre, des horloges cassées… Bref, je pige immédiatement que Parieux utilisait sa cavouze comme superentrepôt…
Je bigle bien partout et je découvre par terre ce que je cherche : des touffes de laine brute, puant le suint.
Pas d’erreur, on a entreposé un mouton dans le secteur… Il y a même des crottes séchées… De ces dernières crottes que les animaux expulsent après leur mort…
Les machins pointus qui gonflaient le sac de chanvre d’Isabelle, c’étaient les pattes raides du mouton…
Par conséquent, c’est Isabelle qui a coltiné le mouton… Donc elle était affranchie sur l’utilisation de l’animal…
Et pourtant c’est elle qu’on a brûlée…
Ah ! je vous jure qu’il faut avoir le cœur solide dans ce putain de boulot.
— Vous avez trouvé ce que vous cherchiez ? demande le pipelet aux aguets…
— Oui…