— Si tu me payais l’apéro ? suggéré-je.

Il rosit de contentement.

— Je ne demande pas mieux, dit-il… Vous avez l’air content, monsieur le commissaire, vous avez du nouveau ?

— Oui… Je commence à y voir clair, et c’est pour te raconter l’histoire que je t’emmène au troquet…

Il frémit.

— Ça alors, compliments…

Puis, soudain :

— Dites donc, patron, en attendant les gendarmes, à Goussenville, j’ai inspecté la maison… Les alentours… Mordez un peu ce que j’ai trouvé sous une fenêtre du premier étage…

Il déplie un sachet de cacahuètes vide et extirpe une poignée de cheveux bruns coupés. Ces cheveux sont soyeux, légèrement frisés du bout.

— Ça peut vous servir à quelque chose ? demande-t-il en rigolant.