— Eh bien ! mon gars, il ne me reste plus qu’à te souhaiter le bonsoir… Il n’a pas de famille, Balmin ? Enfin, pas d’autre famille que la grande ?
— La grande quoi ?
— La grande famille, naïf !
— Non, il n’a personne…
— Tu vas te régaler avec les antiquités, mon petit Jojo…
Il réprime un sourire de contentement.
— À un de ces jours, petit homme !
Il me tend la pogne, mais ça m’écœurerait de serrer cette espèce de limace à cinq branches…
Je gagne la porte et je descends l’escalier. Je repasse devant la loge du sosie de Fréhel ; je traverse le boulevard, je monte dans mon bahut, je démarre et, juste comme je tourne le coin du carrefour, je m’aperçois que j’ai oublié mes gants chez Balmin.
Exactement comme dans les romans…